Terminator

Nouvelle superproduction américaine, sortie mondiale imminente. Le sujet : les américains déclenchent une guerre biologique pour prendre en otage le monde entier. L'histoire : des généticiens américains implantent des gènes dans les semences afin de contaminer les cultures et détruire toute production agricole à l'échelle du monde.

Ceci n'est pas un film mais la réalité.

Je raconte l'histoire avec le pourquoi du comment : vous n'êtes pas sans ignorer que depuis quelques années, le génie génétique — qui fait tant parler de lui (cette rubrique en est la preuve vivante) — permet de modifier le patrimoine des organismes vivants afin de produire des plantes plus résistantes, des médicaments, etc... (voir Assiette transgénique). Cette recherche dans le domaine de la biologie coûte très cher aux entreprises et laboratoires puisqu'il faut bien souvent des années (à cause du tatonement ) pour obtenir ce que l'on cherche. De plus, la recherche en génétique nécessite des matériels, des hommes, du temps, et tout cela se monnaie. La recherche est donc très pointue et n'en est qu'à ses débuts. Il faut donc que ces entreprises fassent du profit sur les produits issus de cette recherche afin de ne pas sombrer financièrement. Elles vendent donc au prix fort les nouvelles semences, les brevets, etc...

Champs de blés transgéniques

Or dans le domaine agricole, lorsque des exploitants achètent des graines (génétiquement modifiées ou pas d'ailleurs), ils les plantent, font leur récolte et replantent avec des graines issues de leur toute dernière récolte, ils n'en rachètent pas d'autres chaque année. Ceci est pratique et économique pour l'agriculteur puisqu'il n'achète qu'une seule fois les graines, et celles qu'il semeras les années suivantes porteront les gènes modifiés (le patrimoine génétique est transmit à la descendance). Mais pour les grosses multinationales qui fabriquent ces OGM (organisme génétiquement modifié), ce système présente un manque à gagner, et comme elles en veulent toujours plus (de l'argent), elles décident alors de leur jouer un tour assez retors : c'est le TPS (Technology Protection System).

Ces grosses entreprises se sont dit : on va obliger les agriculteurs à racheter chaque année des nouvelles graines, afin de gagner encore plus d'argent. Et pour cela, il faut rendre stérile les graines issues de la germination de la plante (blé, soja, riz, colza, maïs, coton...). Rien que ça. Donc, en plus d'apporter les modifications génétiques destinées à améliorer la qualité des OGM, ils rajoutent 3 gènes qui produisent une toxine qui tue la graine juste après sa maturation. Sachant que c'est précisément la graine que nous consommons dans ces plantes (blé, maïs...), commercialiser des produits contenant une toxine (donc toxique) capable de tuer un végétale sans aucune précaution pour le consommateur, ni même d'enquête épidémiologique, cela relève de l'inconscience selon les moins virulent, quant aux écolos, ils crient à l'empoisonnement !

Ces gros de l'agrochimie alimentaire : Monsantro, Novartis, Pionner, Limagrain — (et les autres) qui ont un chiffre d'affaire qui s'élève au total à 120 milliards de francs par an — veulent priver le monde entier de ressources agricoles en les obligeant à payer le prix fort chaque année pour avoir le doit d'exploiter un produit qu'ils auront pourtant payer une première fois. Que diriez-vous si votre revendeur de télévision insérait une puce électronique dans votre poste de TV pour stopper son fonctionnement après chaque émission pour vous obliger à repayer votre télé pour la refaire fonctionner pour voir le JT qui suit ?

Sans compter que ces OGM vont inévitablement contaminer les autres plants sains par hybridation naturelle (dissémination). Et ainsi, les plants sauvages mourrons et les paysans du monde entier devrons soit mourir de faim, soit acheter de nouvelles graines. Les généticiens américains ont ainsi programmé la solution finale : il en sera fini du Tiers-Monde, de ces millions d'africains dont seulement un pourcentage ridicule pourrait s'acheter (et qu'une seule fois encore...) ces graines.

C'est la société américaine de semences de coton Delta & Pine Land qui a breveté TPS après l'avoir mis au point grace à des fonds publics. Ce brevet a été acheté en février 1998 par le plus offrant : Monsantro (http://www.monsantro.fr/) qui annonce la commercialisation d'ici quelques années de semences piégées au TPS. Devant la menace qui pèse sur l'ordre économique mondial, l'ONU, le Brésil, l'Inde et les Pays-Bas condamnent TPS. Partout dans le monde, des organismes et associations mettent les États en garde contre ce procédé destructeur. Aujourd'hui, la survie de plus d'1,4 milliards d'êtres humains à travers le monde est menacée : en effet, ils vivent grâce au resemençage des récoltes. Déjà, les agriculteurs du monde entier n'ont pas le choix : leurs semences proviennent de ces géants de l'agrochimie qui se mettent bien d'accord sur leurs méthodes commerciales perverses. Ensuite, les pays du Tiers-Monde, de part les aides financières américaines, sont contraintes d'acheter des produits américains...